Hier, je t'ai rêvé, mon amour. J'étais là, j'ai tout vu, ton dernier respir, j'ai tenté en vain de te sauver. J'ai brûlé cette corde qui t'a enlevé la vie, mais une autre apparaissait dans tes mains m'empêchant de te garder tout près de moi. C'était affreux, j'avais le même mal de vivre qui t'a envahit cette soirée du 4 mai. Tes dernières paroles: Si demain il neige, je pleure.
Le 4 mai 2004....Comme d'habitude, j'allais être en retard à mon cours. D'un pas léger, j'avançais nonchalante dans les rues paisibles de ma ville tant adorée. Merde, il neige, c'était bizarre, j'ai ouvert mes bras me laissant bercer par les centaines de flocons qui tombaient sur ma peau. Arrivé au cégep, j'avais déjà 5 minutes de retard, Florent ne me laissera jamais rentré. La porte de ma salle de cours était ouverte. J'ai été secoué d'un frisson glacial jusqu'à l'intérieur de mon épine en entrant. Tout le monde me regardait comme si j'avais commis la pire atrocité, c'était plus fort que moi, je t'ai cherché dans la salle, mais tu n'y était pas. Il y avait 2 femmes en avant, je ne comprenais plus rien, Florent m'a demandé de m'asseoir. Tout le monde me regardait encore, je n'y comprenait rien. À partir de ce moment tout est chaos dans ma tête. On venait de m'annoncer que tu t'étais suicider cette nuit. Mes nerfs ont flanchés complètement, je suis sorti de la classe, je frappais ma tête partout contre les murs. Je l'aime à mourir. Je criais de douleur ont venait de tout m'arracher, mon petit soleil. Je m'en voulais tellement, c'était de ma faute, je lui avais brisé le coeur, son coeur n'était plus. Une semaine auparavant, j'avais mis François dans un état lamentable. Si il l'avait pu, il m'aurait fait encore beaucoup plus de mal. On était au vol de nuit, il sait avancé vers moi et a lancé la table avec une haine difficile à écrire. Tu m'a mentie, m'a t-il dit. Je pensais que...J'ai tout gâché. Pour ceux qui s'en souvienne à cette époque, en fait c'est pas très différent de maintenant. Je butinais un peu partout. Lise avait eu la brillante idée de nous invité quelques jours plus tard au même souper. Les yeux de Francois me fusillaient de couteaux dès que j'ai eu franchis la porte. J'étais mal, j'avais de la peine, pcq tu était méchant avec moi. Je ne pouvait rien dire, je n'osais pas. Et puis Lise et J-P ont décidé d'aller se culbuter dans la chambre, nous laissant seul. Le dernier sourire que tu m'as donné c'est envolé dès que j'ai ouvert la bouche, il était déjà trop tard...Je m'excuse françois, je t'aime, j'ai fait la conne.. Tu t'es mis à crier et tu es parti la jambe dans le plâtre. Chante moi serre moi comme autrefois me regardant amoureux, me faisant rougir. Non c'était trop tard...Je t'avais perdu pour toujours. J'ai été ta confidente, ta muse, je me souviendrai tjrs de tes belles phrases, de nos ébats amoureux, des rires, de ta musique. Je t'ai bercé les nuits ou tu en étais plus capable, j'ai ressenti la fin de ton monde. Je m'en suis voulu longtemps de ta mort. Tu brilles du haut de ton nuage, je sais que tu m'aimeras pour toujours, mon ange, je t'aimerai pour toujours. J'ai fait la paix avec l'amour.
À la douce mémoire de François Coulombe décédé le 4 mai 2004....
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