Par où commencer ?
Je débute par quoi ?
Je suis qui ?
Je vais où ?
Partout et nul part
C’est vide comme l’air
Suis-je celle qui crois à la vie ?
Où c’est la vie qui croit en moi ?
Cette vie doit m’aimer en sale
Car moi si souvent je les hais !
Je vous parle et pourquoi je vous parle ?
Je suis l’enfant de ce peuple sourd
J’ai beau crier de toutes mes forces
Mais pourtant rien n’est en mouvement
Je suis mystérieuse, je me fais petite cherchant ma place passant inaperçue
Je suis poète, j’écris du jour aux rêves, mon passeport vers moins de douleur
Je suis artiste, m’évader dans ses traits nostalgiques
Je suis abusé physiquement, les coups frappant me gardent réveillée la nuit
Je suis anorexique refoulée, je mange, je vomis, je crève de faim, pour que sa fasse moins mal
Je suis persécutée, différente des autres…
Je suis automutilée, plus c’est profond moins j’entends les tourments de l’extérieur
Je suis triste, je pleure en silence
Je suis déchirée, le cœur en décomposition
Je me cherche perdu dans ce long couloir sans portes
L’éclipse de mes quidams passés éteint la lumière
Le plus dur n’est pas de se relever après les blessures
C’est de m’affronter, regarder le peu de vie égaré dans le creux de ma noirceur
Sa fait si mal divaguer dans les profondeurs de mon âme
Crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme
Sa prend trop de place mon absence
J’entends partout des cœurs qui bat
Elle paraît si loin la lumière
Je suis invisible à votre amour
Je cris, je me défonce
Pourtant le silence de mes peurs immerge l’équilibre de mon être
J’avance trop vite
Je percute contre le vide
Encore, je prends recule
Arrêter tout je me bouscule
Je creuse pour me faire une place
Plus proche encore que celle de ma tombe
L’obsession de la vérité
Ya trop de questions
L’ignorance de vos récits imagés
C’tévident ,j’suis épuisée
Le jour se lève, y fait déjà noir par la fenêtre
Je me remémore ma nuit d’angoisse
Le couteau fait le détour discontinu de mon corps
Chaque coup à la recherche du dernier signe d’espoir sans remords
Cloué au rythme effréné
Le souvenir ne m’habite plus
Trop tard je m’approche de la dernière page
L’histoire n’est plus inattendue
Elles sont toutes pareils
À quoi sa sert de lui en vouloir ?
Si elle est en extinction sans le savoir
On triche, c’est injuste
Pq l’autre prend le même chemin que moi
Je tourne la tête, c’est mes frères et mes sœurs qui me précèdent
Descendant tous à leur destination ultime
S’empilants les uns contre les autres
On regardait tous dans la même direction finalement
Je veux qu’un bout de papier
Ma tête pense trop
Je m’assume pis tout devient absurde
Mes cellules s’extasent devant la boucane des buzzés
Stone décollé sur l’étage des séquelles
J’absorbe jusqu’au pores de ma peau les dernières gouttes de la bouteille
Je fournis plus à force d’en donner pis de me faire backée, je m’évade sur l’île des abandonnés
Tabarnak, les yeux jugeurs des hypocrites se braquent à découvert sur moi
Qu’est ce qui vous dérange le plus ?
Mes performances à demi-habillés ou mes manières trop opposer de votre normalité
Je me crinque, j’écrase la rage de ma raison
Trop souvent déchiré par vos accusations
Je suis incompris, je me débalance entre la terre et l’eau
La boué semble si inaccessible
C’est quoi qui me reste à dire ?
Je suis aussi bas que le plancher
Comme si je perdais tout ce que j’avais en une fraction de seconde !
Un vide de rien, un vide d’amour
Mon affectif est affecté
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2 commentaires:
Hum... wow!
:)
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