Je venais juste de me fumer un petit pétard entre la fenêtre du sous-sol et le maudit meuble que j'ai failli péter en montant pour me rendre jusqu'à le fenêtre. J'hésitais fortement entre fixer mes petites orteilles, j'aime bien la nouvelle couleur prune...Ou a penser combien de fois dans une vie decide-t-on à changer de papier peint de cuisine? Par quelle motivation ma mère a pu succomber à cette horrible mais à la fois frigide couleur moche de papier peint ornées de grappes de raisins de brique de fromage?
Sûrement pour les mêmes raisons qui nous pousse à toujours se retrouver dans les bras des mêmes genre de gars. Des fabuleuses qualités certes mais pas les défauts qui font naître des passions. Eux stable, quand toi tu ne l'es pas, ceux qui regarde dans la même direction que toi mais qui ne savent pas trop pourquoi. Jamais lui qui à l'autre de bout de la salle vit si intensément, comme on vit de lumière! On s'habitue à tout avec ce genre de gars, il finit nos phrases par accoutumance et non par complicité. Il jure nous connaître par coeur mais n'a jamais été au fond des choses, au fond de la vraie nous qui nous habite. On l'aime tout les jours de la semaine, mais lorsque la tentation du vendredi soir nous fait basculer à un party de bureau, on croit être damné à ce même homme. Ils nous promet tout, il donne tout, tout ce qu'il peut, mais ce ne sera jamais assez pour nous. Avec lui on sera toujours à demie complète et à demie satisfaite. Il sera tjrs moins beau, moins attirant à la longue. Avec lui, on se voit avoir des enfants, on est certaine qu'il fera un bon père de famille mais moins sure qu'on l'aimera encore d'ici là. Il est tellement gentil qu'on reste avec pcq tout le monde nous dit que c'est un bon gars. On veut pas lui faire de la peine et pcq dans le fond on déteste être seule. Il nous apporte cette sécurité mais oh combien déguster le plaisir de la chair nous valorise bien plus. Ce genre de gars est un cocu, un naïf, un insécure non avoué, il nous tape sur les nerfs et quand on baise c'est à un autre qu'on pense pour jouir.
Quand on arrive après plusieurs semaine à se dire tout les jours: chu pu capable, ostie que chu tanné...On réussi enfin à s'en débarrasser! On pleure comme des madeleines pcq dans le fond on a jamais vraiment su ce qu'on voulait. Une semaine, deux semaines passent puis on l'oublie.
Puis de nouveau, une flamme s'allume en nous et c'est la même histoire qui recommence...
J'ai regardée ma mère, je lui ai souris et je lui ai dit:
T'aurais pu faire mieux Man...
Et elle me répondit:
C'est ton père qui a choisi!
Ah voilà tout s'explique!
Comme moi je pourrais me forcer à attendre d'être réellement amoureuse avant d'imposer un titre à mon statut. La prochaine fois mon papier peint à moi sera grandiose!

6 commentaires:
Osti m'a tu pris en exemple pour ton texte? Je le lisais pis je pensais a toutes ces conversations que toi et moi, deux éternelles insatisfaites, nous avons eu en nous lamentant sur notre triste sort de filles qui ont trop le choix, mais qui ne savent pas en faire.
J'adore. T'es magnifique.
Roxie
Je te love!
Belle analogie.
BFF: Euh, et bien, écoute nos histoires tournes constamment en boucle et c'est tjrs les mêmes tourments à cause de ce mec. Alors oui, j'ai pensé à travers nos 1000 discussions à ce sujet. Toi, tu es magnifique aussi!...Hey on se reprend pour soirée poésie vite vite!
Anonyme: Merci bien!
Alors là... crime tu tombes à pic avec ton texte... et puis certaines tournures sont tellement, tellement justes ... l'aimer tous les jours de la semaine...
Intéressant en effet, mais si tu vis toujours la même histoire, ne serait-ce pas parce que tu devrais changer quelque chose dans ta façon de faire ou de voir la vie?
Je parlais justement de ça dans un billet récent, "Le miroir", j'aimerais bien avoir ton avis, ça pourrait être intéressant.
Belle Morgane: :)
C.E: C'est fait!
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